Les députés qui vont être élus le 10 juin vont avoir à faire face à des choix cruciaux.
C’est à partir de la lutte contre les inégalités sociales à l’école que s’organise notre projet.
L’école publique menacée par la droite
Nous nous opposons aux régressions : si parents, lycéens, étudiants, enseignants et autres personnels de l’éducation n’en finissent pas de manifester leur colère c’est qu’au lieu des améliorations qu’ils demandent en urgence, ils vivent au quotidien une dégradation des conditions d’enseignement.
Nous soutenons leurs luttes, par exemple contre les fermetures de classes. Les réductions déjà opérées ont conduit à la remontée des effectifs, au manque de remplaçants, à la diminution des formations pour les enseignants, au recul des maigres possibilités de travail collectif. Elles aboutissent à une réduction drastique des possibilités d’entrée en maternelle à partir de deux ans, et au déshabillage des ZEP. La droite veut à nouveau supprimer par milliers des postes de fonctionnaires et affaiblir la carte scolaire d’où des risques de ségrégation et que des élèves ne soient pas acceptés dans l’établissement de proximité.
Nous n’acceptons pas le désengagement éducatif de l’État qui augmente les charges des collectivités locales et aggrave les inégalités territoriales. Le développement du soutien scolaire privé montre à la fois l’angoisse des familles et comment les logiques libérales en font une marchandise. Que l’Education nationale s’ouvre à des forces locales ou associatives ne la décharge pas de sa responsabilité. Pour nous, l’école peut faire face aux échecs. Pour se transformer, il lui faut des moyens.
L’école pour l’avenir
Avec une majorité de gauche et un groupe communiste, l’Assemblée nationale peut encore empêcher les mauvais coups ! Si c’est une majorité de droite, chaque député communiste sera un atout indispensable pour résister et proposer une alternative : la preuve en a été faite sous le gouvernement Chirac, seuls les parlementaires communistes ont porté des contre-propositions de loi et de réformes au « socle commun ».
Chacun connaît dans notre circonscription l’action décidée des communistes et de leurs élus pour défendre l’école, s’opposer à toutes les régressions, soutenir les luttes et avancer des propositions de transformation progressiste, leur volonté de faire progresser les débats.
La démocratisation scolaire des années 80 a buté sur le manque de moyens, mais aussi sur le fond : comment faire en sorte que « l’accès » de tous aux études longues se traduise par une réelle réussite de chacun dans l’appropriation des savoirs ?
Les élus de droite utilisent ces limites pour faire accepter les inégalités comme une fatalité sociale, en culpabilisant les enfants, les familles et les enseignants. Xavier Darcos, le nouveau ministre de l’Education nationale, est bien connu, bras droit de Ferry, Fillon, De Robien… On connaît les recettes : faire accepter le renoncement, diminuer l’école, en prônant -nostalgie oblige─ les méthodes d’un passé où, sous le masque républicain, l’école triait les élèves sans état d’âme selon leur origine sociale. Darcos était à l’origine du « socle commun » : l’école cesse de viser les mêmes objectifs pour tous les élèves ; aux enfants de favorisés les savoirs ambitieux, aux autres le minimum qui exclut la réflexion.
Renforcer l’autorité de l’école, c’est lui donner la force pour que tous les élèves s’approprient ensemble de vrais savoirs communs, indispen-sables à chaque futur citoyen et travailleur. Car la révolution informa-tionnelle, la multiplication des savoirs exigent que les adultes de demain connaissent davantage de choses, qu’ils aient développé de nouvelles capacités de réflexion. L’école regagnera en crédibilité non pas en baissant le niveau pour nos enfants, mais en le relevant pour tous.
Candidats communistes, nous portons cette ambition démocratique, en nous prononçant pour un plan pluriannuel garantissant les recrutements et les formations des personnels nécessaires, pour un fonds d’action contre les inégalités développant la recherche en liaison avec les pratiques des établissements, pour des observatoires des scolarités permettant de développer l’action commune.
Le droit aux études supérieures pour tous
L’augmentation du nombre d’étudiants est une chance pour le pays, si cette porte ouverte ne se referme pas dès la première année après le bac pour 40% des jeunes. La droite remet en cause le droit aux études pour chacun en prenant l’échec pour prétexte. Au contraire du renoncement, l’échec doit être combattu par l’investissement dans une Université de qualité, qui cesse les espoirs déçus et le gâchis pour le pays de ces milliers de jeunes ne débouchant pas sur des métiers de la connaissance.
La droite réduit les moyens pour la recherche qui n’est pas immédiatement « rentable ». C’est suicidaire pour le pays. Comment deviner à l’avance où vont se faire les nouvelles inventions ? À l’heure de la mondialisation, il est essentiel de comprendre toutes les facettes du monde, et pas seulement ce qui se vend : la place de la France dans le monde s’est aussi construite pendant des siècles sur son apport culturel.
Un député communiste dans notre circonscription, c’est pour les centres universitaires qui accueillent les jeunes de chez nous, la chance d’une action résolue contre cet échec en première année, en conquérant les moyens d’aider les étudiants financièrement et pédagogiquement à surmonter leurs difficultés. C’est aussi l’assurance d’un élu qui combattra la politique de la droite et lui opposera des propositions pour une vraie politique de recherche, à commencer par la recherche publique.
Seuls les députés communistes porteront ces idées-là à l’Assemblée Nationale.
Une autre politique éducative portée par les députés communistes (suite…)
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